Scandale dans les mines turques : La cage de sauvetage, un danger mortel pour les mineurs
Des défaillances critiques dans les mines de la TTK de Zonguldak
Alors qu’un grave accident frappait une mine privée à Zonguldak, de nouveaux scandales éclatent au sein des mines de la Turkish Hard Coal Company (TTK), déjà fermées pour des raisons de sécurité. Des inspections révèlent des lacunes mortelles concernant les groupes électrogènes de secours et les systèmes de ventilation. Plus alarmant encore, la capacité de la cage de sauvetage, censée évacuer les travailleurs en cas d’accident, a été jugée insuffisante, mettant des vies en péril.
Une capacité de sauvetage dérisoire face aux risques
Les conclusions des enquêteurs sont sans appel : alors que près de 520 mineurs travaillent simultanément sous terre, la cage de sauvetage, l’unique moyen de les acheminer en surface, ne peut transporter que quatre personnes à la fois. Ce chiffre effarant conduit à un calcul glaçant : en cas de catastrophe, il faudrait environ 13 heures pour évacuer l’ensemble des travailleurs avec un seul ascenseur.
L’inertie des autorités malgré les avertissements
Cette mise en lumière d’une défaillance critique est survenue lors d’une première expertise dans le site minier de Kozlu, rattaché à la TTK. Bien que les experts aient pointé du doigt l’insuffisance du système de sauvetage, ils ont paradoxalement rendu un rapport concluant à l’absence de danger. Les inspecteurs du ministère du Travail dénoncent cette attitude, estimant que le danger a été délibérément ignoré. Les rapports officiels font état de plusieurs problèmes majeurs :
Détails des défaillances critiques :
- Absence de source d’énergie de secours pour les systèmes de transport des personnes.
- La cage de sauvetage, d’une capacité de quatre personnes, dépend d’un groupe électrogène qui doit être activé manuellement.
- Le lien unique entre les profondeurs de la mine et la surface s’effectue par des puits.
- La capacité du cage de sauvetage est jugée « insuffisante pour permettre l’évacuation de tous les travailleurs en cas d’urgence ».
Une bataille judiciaire et un appel à la responsabilité
Suite au rapport des inspecteurs du ministère du Travail, la TTK, une entité sous tutelle du ministère de l’Énergie, a saisi la justice afin d’obtenir la réouverture des puits de mines dont la production a été suspendue. Lors de la première audience, des allégations de partialité ont émergé concernant le rapport du premier collège d’experts. Le tribunal a donc décidé de nommer un nouveau panel d’experts et a reporté l’audience au 5 mars. Ces nouveaux experts sont chargés de mener leurs investigations et de soumettre leur rapport avant cette date. Cependant, la non-prise de mesures par la TTK pour corriger ces manquements mortels, pendant que le processus judiciaire suit son cours, suscite une vive indignation et de nombreuses critiques.
Haber Al





